Notre méthode
L'accompagnement suit six étapes, et aucune solution n'est nommée avant la quatrième. Cet ordre n'est pas une formalité : c'est lui qui distingue un conseil réglementé d'une vente. Les trois premières étapes servent à comprendre une situation ; la recommandation vient ensuite, par écrit, et motivée.
Pourquoi aucune solution ne vous est proposée au premier rendez-vous
Parce qu'à ce stade, personne ne dispose des éléments permettant de recommander quoi que ce soit.
La situation inverse est pourtant fréquente. Une personne reçoit une somme — une prime, le produit d'une vente, un héritage — et se voit proposer dans les jours qui suivent un contrat chargé en frais, garni des fonds de l'établissement qui le distribue, sans qu'elle sache réellement ce qu'elle achète. Le produit est arrivé avant l'analyse.
Une recommandation suppose de connaître votre situation patrimoniale, vos objectifs, votre horizon de placement, votre capacité à supporter une baisse, ainsi que vos connaissances et votre expérience en matière financière. Tant que ces éléments ne sont pas réunis, une proposition de placement relève de la vente, pas du conseil.
Pourquoi passer par un cabinet plutôt que de choisir seul ?
Parce que l'univers de choix est vaste et que le comparer sérieusement demande du temps. Pas parce que le sujet serait hors de portée.
Ce parmi quoi vous choisissez réellement
Un épargnant ne choisit pas parmi tous les fonds qui existent. Il choisit parmi les supports référencés sur son contrat, et parmi les véhicules disponibles pour la classe d'actifs qui l'intéresse.
- 232 SCPI existent sur le marché français, gérées par 55 sociétés de gestion (ASPIM, 31 décembre 2025)
Un ordre de grandeur, à ne pas confondre avec le précédent
Pour situer l'ampleur de la production française de fonds :
- 1 924 fonds actions de droit français (AMF, Chiffres clés de la gestion d'actifs, fin 2024)
- 3 285 fonds mixtes de droit français (AMF, Chiffres clés de la gestion d'actifs, fin 2024)
Ces deux derniers chiffres mesurent ce qui est produit en France, pas ce à quoi vous avez accès : personne ne se voit proposer 1 924 fonds actions. Ils donnent en revanche l'échelle du tri qui s'opère en amont, avant même qu'un contrat ne vous soit présenté.
Dans un cas comme dans l'autre, ces véhicules ne se comparent pas sur leur seule performance passée. La comparaison porte sur les frais réels — ceux du contrat et ceux du support, qui se cumulent —, la composition effective du portefeuille, sa concentration, et son comportement dans la durée, y compris pendant les périodes défavorables. Ramener plusieurs centaines de véhicules à une base de comparaison homogène, puis tenir cette comparaison à jour, n'est pas un travail que l'on mène en quelques soirées.
Le sujet n'est pourtant pas difficile à comprendre. Un particulier qui s'y intéresse maîtrise très bien ces critères, et une partie de ce site est faite pour cela. Ce qui coûte, c'est le volume et la mise à jour.
Le rôle du cabinet est de ramener cet univers à quelques options pertinentes pour une situation donnée, et d'expliquer pourquoi ce sont celles-là. La décision, elle, vous revient.
Chiffres vérifiés à leur source le 16 septembre 2026. Les données écartées faute de source primaire fiable ne sont pas publiées.
Y a-t-il des placements que le cabinet refuse de conseiller ?
Oui. Cinq familles d'opérations sont exclues de son périmètre.
- Les produits structurés. Leur rendement dépend de formules et de scénarios de marché dont les conséquences réelles sont difficiles à évaluer au moment où l'on signe.
- Les instruments financiers à terme. Ils supposent une exposition et un suivi qui ne correspondent pas à une démarche patrimoniale de long terme.
- Les opérations sur biens divers, ces placements adossés à des biens matériels présentés comme concrets et rassurants.
- Les investissements atypiques, hors des marchés organisés et le plus souvent sans possibilité de revente encadrée.
- Les opérations complexes de défiscalisation. Leur intérêt tient souvent à l'avantage fiscal affiché, rarement à la qualité de ce que l'on achète.
Le point commun de ces cinq familles : elles sont difficiles à expliquer simplement, difficiles à comparer entre elles, et leur risque réel est difficile à situer. Un conseil qui ne peut pas être expliqué n'en est pas un.
Cet engagement figure dans le programme d'activité déposé auprès de l'association professionnelle. C'est le périmètre retenu au démarrage du cabinet : un choix assumé, pas une clause figée. S'il devait évoluer, cette page évoluerait avec lui, et la raison en serait donnée.

Les six étapes de l'accompagnement
- Premier échange. Un échange de 30 minutes, gratuit et sans engagement, par téléphone ou en visioconférence, pour faire connaissance et comprendre ce que vous cherchez. Aucune solution n'y est proposée.
- Entrée en relation et recueil de votre situation. Si vous souhaitez aller plus loin, vous recevez par email qui est le cabinet, quel est son statut, comment il est rémunéré et quelles sont les voies de réclamation : vous savez à qui vous parlez avant d'avoir à parler de votre patrimoine. Le rendez-vous de découverte dure environ 1 h 30, à votre domicile dans les Bouches-du-Rhône ou en visioconférence. Ce rendez-vous sert à faire le point complet : patrimoine, revenus, charges, projets, horizon, capacité à supporter une baisse, mais aussi vos connaissances et votre expérience en matière financière. Vous choisissez ensuite, par écrit, le mode de rémunération : le conseil et la mise en place de solutions, sans honoraire, ou le conseil seul, contre les honoraires d'une étude patrimoniale dont le niveau et le prix sont fixés dans une lettre de mission. La fiche de connaissance client et la lettre de mission sont signées électroniquement ; aucune étude ne commence avant. Ce recueil et les documents du dossier sont conservés dans un espace professionnel sécurisé et archivé, distinct des échanges par messagerie.
- Analyse. Les options sont étudiées et comparées entre elles, y compris celle de ne rien changer. La rémunération du cabinet pour chaque solution, en pourcentage et en euros, figure dans la recommandation écrite remise avant toute souscription.
- Recommandation écrite. Une solution est nommée pour la première fois, et elle est motivée. Vous recevez une déclaration d'adéquation : un document qui explique pourquoi cette recommandation correspond à votre situation, à vos objectifs, à votre horizon et à votre profil. Ce document vous est dû, il n'est pas facultatif.
- Mise en place. Les frais applicables vous sont annoncés avant toute signature, en pourcentage et en euros. Avant une première mise en place, nous nous rencontrons au moins une fois en personne : chez vous si vous habitez dans les Bouches-du-Rhône, ou dans un lieu convenu ensemble. Le reste peut se faire en visioconférence. Le cabinet ne reçoit jamais les sommes que vous investissez : les versements sont adressés directement à l'assureur ou à la société de gestion, jamais au cabinet. En conseil seul, vous mettez en place vous-même, où vous le souhaitez, ce qui vous a été recommandé.
- Suivi et réexamen. En conseil et mise en place, vos contrats sont réexaminés chaque année, avec une déclaration d'adéquation périodique, ainsi que lorsque vous signalez au cabinet un changement important de votre situation : un changement professionnel, une naissance, une séparation, une règle fiscale qui change, un projet nouveau. Lorsque la relation se poursuit, un relevé annuel récapitulant les frais et la rémunération perçue vous est adressé. En conseil seul, la mission s'arrête à la remise de l'étude ; un nouvel examen fait l'objet d'une nouvelle lettre de mission.
Et si la réponse est de ne rien changer ?
Alors c'est ce qui est recommandé, et c'est dit clairement.
Deux éléments pèsent sur cette réponse. Le premier tient à l'organisation du cabinet : l'activité de conseil s'exerce en parallèle d'un emploi salarié qui constitue l'essentiel des revenus. Le cabinet ne dépend pas des souscriptions pour vivre, ce qui limite la pression à conclure, sans supprimer le conflit d'intérêts décrit plus bas — ce point est détaillé sur la page de présentation de Jérôme Guizelin.
Le second tient au mode de rémunération choisi à l'entrée en relation. Dans le conseil seul, les honoraires sont fixés avant de commencer : conclure qu'il n'y a rien à changer ne modifie pas ce que perçoit le cabinet. Dans le conseil et la mise en place, la même conclusion signifie que le cabinet ne perçoit rien. C'est un conflit d'intérêts, et il est déclaré comme tel. Dans les deux cas, la recommandation écrite et motivée vous est remise. Les deux modes sont décrits sur la page Transparence et honoraires.
Pour aller plus loin
Le détail de la rémunération du cabinet figure sur la page Transparence et honoraires. La façon dont les situations de conflit d'intérêts sont identifiées et encadrées est décrite sur la page Conflits d'intérêts. Les statuts, les immatriculations et les autorités de contrôle sont présentés sur la page Cadre réglementaire.