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Avertissement sur les risques

Tout placement comporte des risques, et les mentions qui le rappellent sont si répandues qu'on ne les lit plus. Cette page les prend au sérieux : elle explique ce que chacune signifie concrètement, ce qu'elle implique pour une décision, et quels risques supplémentaires s'attachent à chaque famille de placements.

Mise à jour le 17 septembre 2026

Le capital investi peut être perdu, en partie ou en totalité

C'est l'avertissement principal, et il n'a aucune exception sur les supports qui ne sont pas garantis.

Sur des unités de compte, l'assureur s'engage sur le nombre de parts détenues, jamais sur leur valeur. Une baisse des marchés se répercute intégralement sur la valeur du contrat, et rien ne garantit qu'elle sera compensée. Sur un placement immobilier, la valeur suit celle des biens détenus, à la baisse comme à la hausse.

Une conséquence pratique s'impose : une somme dont vous pourriez avoir besoin ne se place pas sur un support risqué. Le risque ne devient un problème qu'au moment où l'on doit vendre, et ce moment ne se choisit pas toujours.

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures

Un support qui a beaucoup progressé n'a aucune raison particulière de continuer, et un support qui a reculé n'a aucune raison particulière de se redresser.

Cette phrase est une obligation réglementaire, mais elle décrit surtout un fait : l'historique d'un placement renseigne sur son comportement passé, dans des conditions de marché qui ne se reproduiront pas à l'identique. Un rendement affiché est une donnée datée, et c'est pour cette raison que chaque chiffre publié sur ce site porte l'année à laquelle il se rapporte.

Ce qui s'examine utilement, à la place : les frais réels, la composition effective du support, sa concentration, et son comportement pendant les périodes défavorables.

L'horizon de placement doit être respecté

Chaque placement a une durée de détention en dessous de laquelle il perd son intérêt, et parfois coûte de l'argent.

Les mécanismes diffèrent mais le résultat se ressemble : des frais d'entrée qui ne s'absorbent qu'avec le temps, un seuil fiscal atteint après plusieurs années, un coût d'acquisition à rattraper, ou simplement une volatilité qui n'a pas eu le temps de se lisser. Un horizon annoncé n'est pas une recommandation commerciale : c'est la durée en dessous de laquelle le placement travaille contre vous.

L'horizon réel ne se confond pas avec l'horizon théorique. Un projet à cinq ans, des études à financer, un changement professionnel possible sont des échéances qui comptent autant qu'une date de retraite.

Un placement doit correspondre à votre situation

Il n'existe pas de bon placement en soi. Il existe des placements adaptés à une situation, à un objectif, à un horizon et à une capacité à supporter une baisse.

C'est la raison d'être du recueil de situation qui précède toute recommandation : votre patrimoine, vos revenus, vos charges, vos projets, votre horizon, votre tolérance à la baisse, mais aussi vos connaissances et votre expérience en matière financière. Un produit compréhensible pour une personne peut ne pas l'être pour une autre, et un produit que l'on ne comprend pas ne devrait pas être souscrit.

Les six étapes de l'accompagnement suivent cet ordre : aucune solution n'est nommée avant la quatrième.

La diversification réduit le risque, elle ne le supprime pas

Répartir son épargne entre plusieurs supports, plusieurs classes d'actifs et plusieurs échéances réduit le risque propre à chacun. C'est le principe le plus solide de la gestion de patrimoine.

Il a une limite qu'il faut connaître : la diversification ne protège pas du risque commun à tous les actifs détenus. Répartir son investissement sur cinquante actions réduit le risque lié à une entreprise, pas le risque de marché. Détenir plusieurs placements immobiliers réduit le risque lié à un immeuble, pas celui du marché immobilier.

Une diversification apparente peut aussi n'en être aucune : un fonds indiciel dont quelques valeurs pèsent l'essentiel de la composition concentre le risque tout en donnant l'impression de le répartir. La composition réelle figure dans la documentation du support.

Les risques propres à chaque famille de placements

Aux cinq avertissements généraux s'ajoutent des risques spécifiques, développés sur chaque page produit.

  • Unités de compte et fonds indiciels : risque de marché entier, risque de change sur les supports libellés en devise étrangère, risque de contrepartie sur les fonds à réplication synthétique, et concentration éventuelle de l'indice suivi. Détail sur la page ETF.
  • Fonds en euros : capital garanti par l'assureur dans les termes du contrat, mais rendement non garanti, et garantie portant sur le capital nominal et non sur le pouvoir d'achat. Détail sur la page dédiée aux supports.
  • Défaillance de l'assureur : un fonds de garantie intervient dans la limite de 70 000 € par assuré et par entreprise défaillante (Code des assurances, art. R. 423-7).
  • Limitation temporaire des rachats : en cas de menace grave et caractérisée pour la stabilité du système financier, les rachats sur les contrats d'assurance-vie peuvent être temporairement limités, pour trois mois au maximum, renouvelable sans dépasser six mois au total (CMF, art. L. 631-2-1). Ce dispositif exceptionnel n'a jamais été mis en œuvre depuis sa création en 2016.
  • SCPI et immobilier : liquidité non garantie — une revente suppose une contrepartie, et son délai n'est pas déterminé —, coût d'entrée élevé à absorber, et revenus dépendant de l'occupation réelle du patrimoine. Détail sur la page SCPI et sur la page immobilier.
  • Épargne bloquée : sur un plan d'épargne retraite, l'épargne est immobilisée jusqu'à la retraite hors les cas de déblocage prévus par la loi. Détail sur la page dédiée.
  • Risque fiscal : les règles applicables peuvent changer. Celles d'aujourd'hui valent pour les versements d'aujourd'hui, et un placement conservé trente ans traversera plusieurs régimes successifs.

Où ces avertissements figurent-ils sur le site ?

Sur chaque page mentionnant un placement, sous forme d'un encadré, placé à l'endroit du raisonnement où il a du sens — et non en petits caractères en bas de page.

Cette page en est la version développée. Elle ne remplace ni les documents d'information réglementaires remis avant toute souscription, ni l'examen de votre situation : ces documents décrivent les risques du produit précis qui vous est proposé, avec ses caractéristiques propres.