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L'assurance-vie

L'assurance-vie n'est pas un placement : c'est un contrat qui sert d'enveloppe. Vous y logez des supports — un fonds en euros dont le capital est garanti par l'assureur, des unités de compte qui ne le sont pas —, et c'est ce choix, non le contrat lui-même, qui détermine ce que l'épargne rapporte et ce qu'elle risque. L'argent reste disponible à tout moment. La fiscalité, elle, devient plus favorable après huit ans.

Page d'information générale. Elle n'est ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée.

Écrit par , fondateur de GUIZELIN CONSEILMis à jour le

Qu'est-ce que l'assurance-vie, exactement ?

Un contrat conclu avec une compagnie d'assurance, dans lequel vous versez de l'argent qui vous sera reversé à votre demande, ou versé aux personnes que vous avez désignées en cas de décès.

Malgré son nom, ce n'est pas une assurance décès : vous ne payez pas une cotisation à fonds perdu, vous constituez une épargne qui reste la vôtre. Et ce n'est pas non plus un placement au sens strict, puisque le contrat ne produit rien par lui-même. Il contient deux familles de supports, que l'on peut mélanger dans des proportions libres.

  • Le fonds en euros. L'assureur garantit le capital versé — l'étendue exacte de cette garantie, notamment si elle s'entend avant ou après frais de gestion, figure dans les conditions générales du contrat. Les intérêts d'une année sont définitivement acquis : ils ne peuvent plus être repris les années suivantes.
  • Les unités de compte. Des parts de fonds, d'ETF, de SCPI ou d'autres véhicules. Sur ces supports, l'assureur ne s'engage que sur le nombre d'unités de compte, et non sur leur valeur (code des assurances, art. L. 131-1). La formule mérite d'être lue deux fois : c'est la définition même du risque de perte en capital.

Pour situer l'échelle : à fin décembre 2025, l'encours total de l'assurance-vie en France s'élevait à 2 107 milliards d'euros (France Assureurs).

Le fonctionnement détaillé des deux familles de supports fait l'objet d'une page dédiée.

À quoi sert-elle concrètement ?

À quatre usages, qu'un même contrat peut remplir simultanément.

  • Faire fructifier une épargne à moyen ou long terme, avec un niveau de risque choisi support par support, et modifiable dans le temps.
  • Se constituer un revenu complémentaire, par des retraits programmés dont seule la part de gains est imposée.
  • Transmettre un capital aux personnes de son choix, dans un cadre fiscal distinct de celui de la succession.
  • Conserver une épargne disponible, sans blocage ni condition de sortie.

Ce qu'elle ne fait pas : réduire l'impôt de l'année du versement. Aucune somme versée sur une assurance-vie n'est déductible du revenu imposable. La confusion avec le plan d'épargne retraite est fréquente, et elle porte sur un point essentiel.

Votre argent est-il bloqué pendant huit ans ?

Non. Les sommes restent disponibles à tout moment, dès le premier jour, sans avoir à justifier d'un motif.

Un retrait s'appelle un rachat. Il peut être partiel — le contrat reste ouvert et conserve son ancienneté — ou total, auquel cas le contrat est clôturé et son ancienneté fiscale est perdue définitivement. L'assureur dispose de deux mois au maximum pour verser les sommes à compter d'une demande complète (Code des assurances, art. L. 132-21) ; en pratique, le délai constaté est généralement plus court.

Les huit ans ne bloquent donc rien : ils constituent un seuil fiscal. C'est ce qui explique la pratique dite de « prendre date » — ouvrir un contrat avec une somme modeste pour faire courir l'ancienneté, quitte à l'alimenter des années plus tard. L'ancienneté se compte à partir de l'ouverture du contrat, et non à partir de chaque versement.

Combien coûte réellement une assurance-vie ?

Trois familles de frais se cumulent, et deux autres peuvent s'y ajouter. Elles ne se prélèvent ni au même moment, ni sur la même base, ni par les mêmes acteurs — ce qui explique qu'on les additionne rarement.

FraisPrélevés parSur quoiQuand
Frais sur versementL'assureur ou le distributeurChaque somme verséeÀ chaque versement
Frais de gestion du contratL'assureurL'encours, souvent à un taux différent selon le supportChaque année
Frais internes du supportLa société qui gère le fondsL'actif du fondsChaque année, déduits de la valeur du support
Frais d'arbitrageL'assureurLes sommes transférées d'un support à un autreÀ chaque opération
Frais de gestion pilotéeL'assureur ou le gestionnaire déléguéL'encours confié en gestionChaque année

Pourquoi les frais annoncés ne sont presque jamais les frais réels

Parce que les deux étages annuels se cumulent sur la même somme. Si les frais de gestion du contrat s'élèvent à 0,8 % et ceux du support à 1,5 % — deux valeurs prises ici à titre d'exemple de calcul, et non comme une moyenne de marché —, le coût annuel n'est pas de 1,5 % mais de 2,3 %, prélevés chaque année, que le support monte ou qu'il baisse.

Le troisième étage est le plus discret : les frais internes du support n'apparaissent sur aucun relevé, parce qu'ils sont déjà déduits de la valeur affichée. La performance que l'on vous présente est nette de ces frais, mais leur montant, lui, reste invisible.

Où vérifier les frais d'un contrat ?

Dans deux documents, et ils sont opposables à celui qui les publie.

  • La page « frais » du site de l'assureur. Chaque entreprise d'assurance doit publier annuellement les frais prélevés sur ses contrats et, pour chaque unité de compte, les frais prélevés ainsi que les rétrocessions de commissions perçues (code des assurances, art. L. 132-22, selon le tableau standardisé prévu à l'article A. 522-1).
  • Le document d'informations clés, remis avant la souscription, qui présente les frais et leur effet sur le rendement à différents horizons.

C'est la raison pour laquelle cette page ne publie aucune fourchette moyenne de frais : les chiffres qui circulent d'un comparateur à l'autre ne reposent sur aucune statistique publique, et ils ne vous apprendraient rien sur votre propre contrat. Le chiffre qui compte est celui de ce contrat-là, et il est public.

Ces frais ne sont pas anormaux : ils rémunèrent l'assureur, la société de gestion et le conseil. Ce qui pose problème, c'est qu'ils s'empilent sans être nommés. La part qui revient au cabinet est publiée sur la page Transparence et honoraires.

Combien ça rapporte ?

Cela dépend entièrement des supports choisis. Le contrat, lui, ne rapporte rien : deux personnes détenant le même contrat peuvent obtenir des résultats sans rapport l'un avec l'autre.

Sur le fonds en euros

En 2025, le taux de revalorisation moyen des supports en euros des contrats individuels s'est établi à 2,63 %, net des prélèvements sur encours et avant prélèvements sociaux (ACPR, Analyses et synthèses n° 180). Il s'agit d'une moyenne : les écarts entre contrats sont importants, et ce taux n'est pas garanti pour l'avenir. Seul le capital l'est.

Ce rendement se juge ensuite deux fois. D'abord après les prélèvements sociaux de 17,2 %, qui sur le fonds en euros sont prélevés chaque année, à la source, directement sur les intérêts inscrits au contrat : un taux de 2,63 % revient donc à environ 2,18 % réellement acquis. Ensuite au regard de l'inflation de l'année, et non de zéro : un rendement nominal positif peut correspondre à une perte de pouvoir d'achat.

Sur les unités de compte

Aucun rendement n'est annoncé ni garanti. La performance obtenue est celle du support, diminuée des frais du contrat. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et un support qui a fortement progressé n'a aucune raison particulière de poursuivre sur le même rythme.

Un point de mécanique essentiel, et le calcul fait plus haut ne se transpose pas ici : les prélèvements sociaux ne sont pas prélevés au même moment selon le support. Sur le fonds en euros, ils le sont chaque année, à la source, sur les intérêts inscrits au contrat — ce qui est fait est définitivement fait. Sur les unités de compte, ils ne le sont qu'au moment d'un retrait ou du décès, et uniquement sur le gain effectivement réalisé : les sommes correspondantes continuent d'ici là de travailler.

Comment l'assurance-vie est-elle imposée ?

Par deux fiscalités totalement distinctes : celle des retraits effectués de votre vivant, et celle du décès. Elles n'ont ni la même logique, ni les mêmes seuils, ni les mêmes bénéficiaires. Les confondre conduit à des erreurs coûteuses.

En cas de retrait

Seuls les gains sont imposés, jamais le capital. Un rachat est réputé composé d'une part de capital et d'une part de gains, dans la proportion où ils figurent au contrat : seule la seconde supporte l'impôt et les prélèvements sociaux de 17,2 %.

  • Avant huit ans : les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire de 12,8 %, ou au barème de l'impôt sur le revenu si vous le demandez.
  • Après huit ans : un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule, ou de 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune, s'applique d'abord sur les gains retirés dans l'année. Au-delà, le taux est de 7,5 % dans la limite de 150 000 € de primes versées, tous contrats confondus, et de 12,8 % au-delà de ce montant.

Une précision qui change le calcul : l'abattement porte sur le seul impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur la totalité des gains, abattement ou non.

Ces règles concernent les primes versées depuis le 27 septembre 2017. Les versements antérieurs relèvent de régimes plus anciens, qui continuent de s'appliquer : un même contrat peut donc en cumuler plusieurs. Le détail de ces régimes est présenté sur la page consacrée à la fiscalité de l'assurance-vie.

En cas de décès

Le régime applicable dépend de l'âge qu'avait l'assuré au moment de chaque versement — et non de son âge au décès, ni de celui des bénéficiaires. C'est la confusion la plus répandue sur le sujet.

  • Primes versées avant les 70 ans de l'assuré : chaque bénéficiaire dispose d'un abattement de 152 500 €. Au-delà, le prélèvement est de 20 % jusqu'à 700 000 € par bénéficiaire, puis de 31,25 % (CGI, art. 990 I).
  • Primes versées après les 70 ans de l'assuré : un abattement global de 30 500 €, tous bénéficiaires et tous contrats confondus, s'applique aux primes elles-mêmes. Au-delà, ces primes sont soumises aux droits de succession ordinaires, selon le lien de parenté. Les gains produits par ces primes sont, eux, exonérés (CGI, art. 757 B).

Le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont exonérés dans les deux cas (CGI, art. 990 I et art. 796-0 bis). L'avantage de l'assurance-vie ne se joue donc pas entre époux : il se joue à l'égard des autres bénéficiaires.

Cette exonération appelle une précision, car la confusion est fréquente et coûteuse : elle vise le conjoint marié et le partenaire lié par un PACS, et eux seuls. Le concubin n'en bénéficie pas, quelle que soit la durée de la vie commune. Désigné bénéficiaire, il reste imposé — au titre des règles ci-dessus pour les primes versées avant les 70 ans de l'assuré, et aux droits de succession applicables entre personnes non parentes, dont le taux est le plus élevé du barème, pour celles versées après. C'est précisément dans cette situation que l'assurance-vie change le plus de choses : l'abattement de 152 500 € s'applique au concubin comme à n'importe quel bénéficiaire désigné, alors que la succession, elle, ne lui reconnaît rien.

Les versements après 70 ans font l'objet d'une page dédiée, car leur traitement est souvent mal compris — et rarement aussi défavorable qu'on le croit.

Chiffres vérifiés à leur source le 17 septembre 2026. Chaque montant renvoie à l'article qui le fixe :

À qui revient l'argent en cas de décès ?

Aux personnes désignées dans la clause bénéficiaire, et à elles seules. Le capital ne fait pas partie de la succession (code des assurances, art. L. 132-12).

Cette règle a trois conséquences concrètes. On peut désigner qui l'on veut, y compris une personne qui n'est pas héritière. Les capitaux échappent aux règles de partage de la succession, sauf primes manifestement exagérées au regard des facultés du souscripteur — notion que les tribunaux apprécient au cas par cas, et qui constitue la seule vraie limite. Enfin, l'assureur doit verser les sommes dans un délai maximum d'un mois après réception des pièces demandées (Code des assurances, art. L. 132-23-1).

La clause bénéficiaire est la ligne la plus importante du contrat, et la plus souvent négligée : une clause standard signée sans y penser peut produire un résultat très éloigné de ce que le souscripteur avait en tête, notamment en cas de famille recomposée, de bénéficiaire mineur ou de décès d'un bénéficiaire avant l'assuré. La rédaction de la clause est détaillée ici.

Quels sont les risques réels ?

Cinq, dont un seul est habituellement mentionné.

  • La perte en capital sur les unités de compte. C'est le risque principal, et il est structurel : l'assureur garantit le nombre d'unités de compte, pas leur valeur. Une baisse des marchés se répercute intégralement sur la valeur du contrat.
  • Le fonds en euros n'est pas sans risque non plus. Le capital est garanti, le rendement ne l'est pas. Un rendement durablement inférieur à l'inflation érode le pouvoir d'achat de l'épargne, lentement et sans que rien n'apparaisse en négatif sur le relevé.
  • La défaillance de l'assureur. Un fonds de garantie couvre jusqu'à 70 000 € par assuré et par entreprise défaillante (Code des assurances, art. R. 423-7). Au-delà de ce montant, la question de la répartition entre plusieurs assureurs se pose réellement.
  • La limitation temporaire des rachats. En cas de menace grave et caractérisée pour la stabilité du système financier, le Haut Conseil de stabilité financière peut limiter temporairement les rachats, pour une durée de trois mois au maximum, renouvelable sans dépasser six mois au total (CMF, art. L. 631-2-1). Ce pouvoir existe depuis 2016 et n'a jamais été mis en œuvre : aucune décision de cette nature ne figure parmi les décisions publiées par le Haut Conseil. C'est un dispositif exceptionnel, conçu pour une crise de système, pas un aléa de la vie d'un contrat. Il mérite d'être connu, pas redouté.
  • Le risque fiscal. Les règles changent, et l'histoire de l'assurance-vie est faite de régimes successifs qui s'empilent. Celles qui s'appliquent aujourd'hui concernent les versements effectués aujourd'hui : une modification future porterait, selon toute vraisemblance, sur les versements à venir, mais rien ne le garantit.

Ce que l'assurance-vie ne fait pas bien

Six limites, rarement énoncées sur les pages qui en font la promotion. Aucune n'est rédhibitoire ; toutes méritent d'être connues avant de signer.

  • Elle ne réduit pas l'impôt de l'année. Les versements ne sont pas déductibles du revenu imposable. Une enveloppe conçue pour cela existe : le plan d'épargne retraite, avec la contrepartie du blocage jusqu'à la retraite.
  • Ce n'est pas l'enveloppe la moins chère pour détenir des actions européennes sur longue durée. Les frais de gestion du contrat s'ajoutent à ceux des supports, année après année. Le plan d'épargne en actions ne comporte pas cette couche supplémentaire et ses frais sont encadrés par la loi.
  • Sur un contrat chargé en frais, le fonds en euros peut rapporter moins que l'inflation. La garantie porte sur le capital nominal, jamais sur le pouvoir d'achat.
  • L'avantage successoral repose entièrement sur la clause bénéficiaire. Mal rédigée, elle annule en pratique le bénéfice attendu, quel que soit le montant placé.
  • Ce n'est pas une épargne de précaution. Disponible ne veut pas dire immédiat : il faut compter le délai de versement, et des frais supportés à l'entrée pour une somme retirée trois mois plus tard sont définitivement perdus.
  • Elle n'échappe pas à l'impôt sur la fortune immobilière. La fraction du contrat investie en actifs immobiliers entre dans l'assiette imposable (CGI, art. 972).

Dans quelles situations est-elle pertinente, dans lesquelles l'est-elle moins ?

La réponse tient à des situations, jamais à des profils de personnes. Aucune des lignes ci-dessous ne constitue une recommandation : elles décrivent des configurations fréquentes, que seul un examen complet permet de trancher.

Situations où elle est souvent pertinente

  • l'épargne de précaution est déjà constituée ailleurs, sur un support immédiatement mobilisable ;
  • l'horizon dépasse huit ans, ou n'est du moins contraint par aucune échéance rapprochée ;
  • l'objectif comprend la transmission d'un capital à des personnes désignées, héritières ou non ;
  • la situation demande à la fois du rendement et la possibilité de récupérer les sommes sans condition ;
  • une épargne dort sur des supports peu rémunérés, sans objectif ni horizon défini.

Situations où elle l'est moins

  • les sommes doivent rester mobilisables sous quelques jours : c'est le rôle de l'épargne de précaution ;
  • l'objectif premier est de réduire l'impôt de l'année en cours ;
  • le projet consiste à détenir uniquement des actions européennes au coût le plus faible possible ;
  • les frais du contrat envisagé sont élevés au regard de la somme placée ;
  • des dettes coûteuses restent en cours : rembourser un crédit à la consommation à 5 % procure un rendement certain de 5 %, qu'aucun placement ne garantit.

Comment comparer deux contrats ?

Sur sept critères, tous vérifiables avant de signer, et dans cet ordre d'importance.

  1. Les frais sur versement, et le fait qu'ils soient négociables ou non.
  2. Les frais de gestion annuels du contrat, en distinguant le fonds en euros des unités de compte : le taux diffère presque toujours.
  3. L'univers de supports réellement accessible : ETF, SCPI, fonds à frais réduits sont-ils proposés, ou le catalogue se limite-t-il aux fonds de l'établissement ?
  4. Les frais internes des supports proposés, qui s'ajoutent aux précédents et figurent dans le tableau publié par l'assureur.
  5. Les rétrocessions : quelle part des frais de gestion revient au distributeur. L'information est publiée, support par support.
  6. Les conditions de fonctionnement : versements et rachats programmés, frais d'arbitrage, montant minimum, délais.
  7. La possibilité d'une clause bénéficiaire personnalisée, y compris déposée chez un notaire.

Un tableau à deux colonnes, rempli avec ces sept lignes à partir des documents officiels de chaque contrat, est plus utile que n'importe quel classement en ligne — et il ne dépend de l'avis de personne.

Faut-il lui préférer un PER ou un PEA ?

Ces trois enveloppes ne sont pas concurrentes : elles répondent à des objectifs différents, et beaucoup de situations en combinent deux.

  • Le plan d'épargne retraite permet de déduire les versements du revenu imposable, en contrepartie d'un blocage jusqu'à la retraite, hors cas de déblocage anticipé prévus par la loi. Comparatif PER ou assurance-vie.
  • Le plan d'épargne en actions est réservé aux actions et fonds européens, avec une fiscalité avantageuse après cinq ans. Comparatif PEA ou assurance-vie.

L'assurance-vie est la plus polyvalente des trois — ce qui explique qu'elle soit rarement la meilleure sur un critère isolé.

Questions fréquentes

Peut-on détenir plusieurs contrats d'assurance-vie ?
Oui, aucune limite légale n'existe. En revanche, les principaux plafonds fiscaux s'apprécient par assuré, tous contrats confondus : l'abattement de 152 500 € par bénéficiaire au décès, l'abattement global de 30 500 € pour les versements effectués après 70 ans, et le seuil de 150 000 € de primes qui conditionne le taux réduit après huit ans. Multiplier les contrats ne multiplie donc pas les avantages fiscaux.
Faut-il fermer son contrat pour récupérer de l'argent ?
Non. Un rachat partiel permet de retirer une partie de l'épargne en laissant le contrat ouvert, ce qui préserve son ancienneté fiscale. Un rachat total ferme le contrat et fait perdre cette ancienneté définitivement : elle ne se transfère pas sur un nouveau contrat.
Combien de temps faut-il pour récupérer son argent ?
L'assureur dispose d'un délai maximum de deux mois à compter de la réception d'une demande de rachat complète (Code des assurances, art. L. 132-21). En cas de décès, le versement au bénéficiaire intervient dans un délai maximum d'un mois après réception des pièces demandées (Code des assurances, art. L. 132-23-1).
Peut-on changer de bénéficiaire après avoir signé ?
Oui, tant que le bénéficiaire désigné n'a pas formellement accepté le bénéfice du contrat. Une fois l'acceptation intervenue, la clause ne peut plus être modifiée sans l'accord de ce bénéficiaire. C'est la principale raison pour laquelle une clause bénéficiaire se rédige avec attention dès le départ.
L'assurance-vie entre-t-elle dans le calcul de l'impôt sur la fortune immobilière ?
Partiellement. La valeur de rachat du contrat est imposable à l'impôt sur la fortune immobilière à hauteur de la fraction représentative d'actifs immobiliers, par exemple des parts de SCPI ou de sociétés immobilières logées dans le contrat (CGI, art. 972). La part investie en fonds en euros ou en supports non immobiliers n'est pas concernée.
Que devient l'épargne si l'assureur fait faillite ?
Un fonds de garantie prend le relais, dans la limite de 70 000 € par assuré et par entreprise d'assurance défaillante, tous contrats confondus auprès de cette entreprise (Code des assurances, art. R. 423-7). Ce plafond est distinct de celui qui protège les dépôts bancaires, et il s'apprécie assureur par assureur.

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